Centre de création et de diffusion dédié à la marionnette et aux écritures nouvelles, à l'enfance, à la jeunesse et au Théâtre Jeune Public. Direction artistique Ludovic Huart, artiste associé 2014/2020
mercredi 9 mars 2016
Mo.Mi, artiste associé TGO 2016/2019
C'est officiel ! Mo.Mi, artiste pluridisciplinaire, auteur et photographe, sera le nouvel artiste associé du TGO pour la saison 2016/2017. L'équipe du TGO lui souhaite la bienvenue et est d'ores et déjà ravi de l'accueillir et de soutenir son travail. En attendant de découvrir en avant-première la couverture de la prochaine saison illustré par l'artiste, nous vous invitons à pousser les portes du théâtre et de vous laisser séduire par la poésie qui se dégage de ses oeuvres. Un artiste à découvrir, absolument. > Mo.Mi
Saison 2015/2016 : un joli coup de théâtre !
La saison culturelle 2015/2016 n'est
pas encore achevée que les premiers chiffres de fréquentation
viennent de tomber. Au 31 décembre 2015, 912 personnes ont
foulé les planches du TGO et ont, pour la plupart bénéficié -
dans le cadre scolaire – d'interventions d'artistes associés
(comédiens, plasticiens...). La nouvelle saison culturelle,
présentée au public le 28 juin 2015 et lancée officiellement à
l'occasion du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes le 18
septembre 2015 en présence, entre autres, de Mario IGLESIAS, Maire
de Fumay, de Khadidja RIGAUX, Maire-Adjointe en charge des affaires
culturelles, de Pierre CORDIER, Vice-Président du Conseil
Département en charge de la Culture et de Christophe LEONARD, Député
des Ardennes, a véritablement trouvé un large public et est devenu
en peu de temps une véritable vitrine culturelle de référence dans
le paysage ardennais. L'ensemble des enfants* scolarisés sur la
ville de Fumay ont assisté à un spectacle de Théâtre de
Marionnette en septembre, et assisteront à la première édition des
Rats-conteurs en avril 2016 autour des arts de la parole, une autre
façon de renouer avec les contes d'antan. En février 2016, sera
poursuivit, comme les années précédentes le Festival des enfants
du cinéma. Pour rappel, en 2015, plus de 500 jeunes avaient ainsi
découvert en avant-première des films d'animation ou d'auteurs au
TGO. En soutenant les activités du Théâtre de la Grande Ourse, la
municipalité de Fumay encourage d'une part le développement
culturel sur la ville et envoie un message fort à la population,
plaçant la culture au cœur des priorités de la vie de la Cité, en
particulier à destination des jeunes et des scolaires qui accèdent
à la culture et aux diverses propositions artistiques à titre
gracieux. De nombreux partenariats ont été signé avec des
établissements scolaires partenaires (Collège les Aurains, collège
de Rocroi, école de Bourg-Fidèle, école primaire de Rocroi, LEAP
de Maubert-Fontaine...). En décembre 2015, le Théâtre de la Grande
Ourse a presque affiché COMLET pour chaque représentation. Au
total, 17 propositions (spectacles, actions culturelles,
expositions...) ont déjà fleuri au sein du TGO depuis septembre.
Mais l'année 2016 réserve encore de bien belles surprises... Cette
première saison a su satisfaire le public par la diversité des
formats proposés (spectacles tout public : théâtre,
marionnettes, lectures fantastiques, cinéma... ou spécifique,
ateliers, cafés concerts…) : un joli coup de théâtre !
mardi 2 février 2016
Saison 2016/2017
En vue de la nouvelle saison 2016/2017, le Théâtre de la Grande Ourse recherche des spectacles Jeune Public et Tout Public (théâtre, marionnette et conte). N'hésitez pas à envoyer vos propositions à theatre.lagrandeourse@yahoo.fr
jeudi 26 novembre 2015
Scénographie #AnneFrank
Note de scénographie
L'adaptation du Journal d'Anne Frank
pour le théâtre supposait de representer l'Annexe dans un huis clos
familial. Ludovic Huart, directeur du Théâtre de la Grande Ourse,
auteur de théâtre et metteur en scène s'est associé à l'artiste
Michaël Moreau, photographe, pour concevoir un décor contemporain,
épuré, aux formes géométriques mais fortement symbolique.
Décryptage
L’action du « Journal d'Anne
Frank » se déroule dans un lieu « isolé » du
monde, mais faisant partie intégrante d'un immeuble, sur plusieurs
niveaux. On y accède par une porte cachée par une bibliothèque.
Afin de plonger le spectateur dans un huis clos et de le ramener à
un statut « d'ombres errantes » condamné à la
clandestinité, le couloir du théâtre a été lui même réaménagé
avec de nouveaux codes théâtraux.
Sur scène, les espaces s'emboîtent,
se superposent. Les lignes géométriques viennent renforcer l'idée
d'ordre et de règles. Un amalgame se fait entre l’espace du
grenier et l’espace concentrationnaire : lieu d'emprisonnement et
de privation, lieu de déshumanisation. L’espace du Lager vient se
superposer à celui du grenier. Le lieu
concentrationnaire sera donc présent sans jamais être nommé :
lieu protéiforme, le camp qui se
dessine en filigrane dans la pièce n’a pas de nom et échappera à
toute définition précise. Il est, dans les mots de Charlotte Delbo
(Auschwitz et après), le « lieu sans nom », l’innommable. La
pièce prend place dans une sorte de boîte en bois, un baraquement,
percée d’une longue fenêtre (haute meurtrière « symbole de
lucarne ».) Tout s’installe dans un lieu dépouillé de tout point
de repère hormis quelques éléments domestiques. Certaines scènes
ont lieu derrière « un mur », un voile de gaze, dans la lumière
crépusculaire des fantasmes ou des songes. Une pièce étriquée,
tout en longueur, la profondeur se termine par un escabeau qui permet
d’accéder au grenier, laissant entrevoir la lumière extérieure.
La cuisine est simplement suggérée par une chaise et une table.
Tout à fait à droite, un étroit lit, et seuls les accessoires
nécessaires à la scène sont présents, afin d'éviter un certain
réalisme : près du mur, des vêtements, des photos, des
casseroles, des assiettes, des boîtes de conserve, des fourchettes
et des couteaux, quelques pommes de terre, un stylo plume, des
chaussures. Tous ces accessoires symbolisent un semblant de vie et de
civilisation, rappelant sans cesse l’idée d’emménagement ou de
déménagement. Et tout autour de cet espace confiné, le vide.
L'espace est limité par des formes géométriques, cubiques.
L'enfermement est présent, pesant. Le décor est comme un îlot,
une pièce de puzzle qui ne s'emboîte pas. Ce « cocon »
inconfortable, au milieu de nulle part est pourtant enserré dans une
réalité sociale, politique, historique, une histoire qui se déroule
au dehors et qui à travers les écrits d'Anne Frank crée des images
immédiates, dans notre imaginaire collectif. Ci dessous : décor en cour de fabrication ; d'après une idée originale de Michaël Moreau, conception Ludovic Huart
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
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| le Journal d'Anne Frank Scénographie de l'Annexe, chambre, cuisine et grenier Ludovic Huart & Michaël Moreau |
lundi 23 novembre 2015
Anne Frank
Le Journal d'Anne Frank
Un spectacle intime, puissant,
nécessaire et émouvant.
Tout public, à partir de 12 ans. Durée 50 minutes
Jeudi 3 décembre et vendredi 4
décembre à 20h30
Otto Frank, Juif allemand, croix de fer
de la guerre 14-18, avait compris dès 1933 qu’il fallait fuir
l’Allemagne. Avec sa femme Edith et leurs deux filles, Margot et
Anne, il choisit de s’installer aux Pays-Bas, resté neutres
pendant la Première Guerre mondiale, où il fonde une entreprise de
confiture. En 1942, il anticipe la catastrophe, aménage plusieurs
pièces dans une remise située à l’arrière des bureaux de sa
société et dont l’entrée sera masquée par une fausse
bibliothèque : l'Annexe. Le destin du Journal commence. Anne Frank a
alors treize ans. Pour échapper aux persécutions qui frappent les
Juifs, la famille d’Anne et la famille Van Pels s'y cachent
rapidement jusqu’à ce qu’on les dénonce et les envoie dans les
camps de la mort. En 1945, Otto Frank, revenu des camps,
attend tous les jours ses deux filles sur le quai de la gare
d'Amsterdam. Lorsqu'on lui apprend qu'Anne et Margot ne reviendront
pas, il ose ouvrir le journal intime de la cadette, Anne, et découvre
avec stupeur qu'il ne connaissait pas vraiment sa fille. Racontée
par Anne, l'étrange clandestinité qui enferma neuf personnes, trois
familles, si différentes dans l'annexe de son entreprise devient
drôle, piquante, pleine de moments de crainte mais de moments de
joie aussi. À la grande surprise de son père, Anne est plus
profonde, plus spirituelle, plus sexuée aussi qu'il ne la croyait.
Et parfois plus révoltée...
Adaptation et jeu : Claire-Anne
Menaucourt
Mise en scène : Ludovic Huart
Scénographie : Ludovic Huart et
Michaël Moreau
Le Journal d’Anne Frank tel qu’on
le connaît, publié en 1947 sous le titre l’Annexe, après
avoir été refusé par tous les éditeurs néerlandais, avait été
expurgé des sarcasmes envers les autres habitants du grenier, de ses
fantasmes érotiques, de ses réflexions osées sur le sexe… Otto
Frank, son père, le seul à être rentré vivant des camps nazis,
avait découvert les carnets de sa fille et, pour respecter la
mémoire des victimes, retiré les passages où Anne dit du mal de sa
mère qu’elle déteste alors - qui se battra pour protéger ses
deux filles à Auschwitz - ou exprime son antipathie pour l’autre
famille qui partage leur cachette. Il avait édulcoré l’écriture
très audacieuse d’Anne, pour garder l’image de la petite fille
modèle. Plus tard, à la demande du Fonds Anne-Frank de Bâle
(l’organisation philanthropique créée par Otto Frank pour
utiliser les revenus du Journal à des fins éducatives), des
historiens néerlandais de l’Institute for War Documentation ont
été chargés de rassembler toutes les archives et d’en regrouper
les trois versions. Un texte complet a fini par être publié dans
les années 90. Le Journal se termine brusquement le 1er août
1944. Les Alliés vont bientôt libérer Paris mais les prisonniers
de l’annexe ont été dénoncés. Le 4 août, les SS,
accompagnés de collabos néerlandais, viennent les arrêter. Le
journal est devenu silencieux. Mais la pièce continue. Les huit sont
internés dans le camp de Westerbork, le Drancy d’Amsterdam. De là,
la famille Frank est déportée à Auschwitz par le dernier train qui
quitte les Pays-Bas. Les deux filles et leur mère restent ensemble
jusqu’à ce que Margot et Anne soient transférées en octobre à
Bergen-Belsen, en Allemagne. La marche, la neige, le typhus, la mort.
Edith Frank meurt à Auschwitz après le départ de ses filles, qui
périront à Bergen-Belsen en mars 1945. Tous les autres
clandestins de l’annexe sont assassinés dans les camps. Sauf Otto
Frank qui, seul, revient à Amsterdam après la libération
d’Auschwitz.
Adaptation du Journal d'Anne Frank pour
le théâtre
La pièce commence par l'entrée dans
l'Annexe. Comment mettre en scène un journal intime? Qui plus est
celui d’Anne Frank, connu de tout le monde, et souvent étudié à
l’école? Sans doute le plus tragique aussi… puisqu’il raconte,
à travers le quotidien, les yeux et avec les mots d’une enfant de
13 ans l'occupation des Pays-Bas par l'Allemagne nazie. Sur scène, les mots du célèbre
journal, reprennent vie. La pièce de théâtre ne raconte pas
uniquement l'histoire tragique d'une famille obligée de se cacher
des nazis mais le passage à l'âge adulte d'une jeune femme en
devenir. Ce n'est pourtant pas facile d’adapter au théâtre un
journal intime, plein de réflexions et de pensées, en une pièce de
théâtre dynamique.
Près de 70 ans après la mort d'Anne
Frank, faire une pièce de théâtre de son histoire n'était pas
superflu, estime Ludovic Huart, directeur du TGO et metteur en scène
: "pour les nouvelles générations, la Seconde guerre mondiale,
ce sont des images vues à la télévisions, c'est quelque chose
d'incompréhensible, d'intangible... Lorsque Paul Sobol est venue
cette année raconter son histoire, celle d'un déporté dans le camp
d'Auschwitz, de nombreux lycées sont sortis de la salle en disant,
c'était donc vrai. Aujourd'hui, il est important de faire rencontrer
ces différentes générations afin de les confronter à la réalité,
parfois cruelle, mais nécessaire, particulièrement en raison de la
popularité malsaine ces derniers temps de sentiments de nationalisme
et de xénophobie ». A l'occasion de cette nouvelle
adaptation, le Théâtre de la Grande Ourse prend des formes
d'appartement dans lequel le public est invité à entrer, dans le
silence, sur la pointe des pieds, pour à son tour devenir cet être
silencieux, cette ombre errante, ce clandestin prisonnier. Grâce au
dynamisme de Claire Anne Menaucourt, comédienne qui joue Anne Frank,
et aux techniques théâtrales utilisées, le "public ressent un
sentiment de claustrophobie". L'espace scénique est totalement
réduit, il se résume presque à une boîte en bois dans laquelle
évolue difficilement la comédienne. L'ambiance se rapproche de
l'univers carcéral, concentrationnaire. La scène a été conçue
pour que le décor de l’annexe et du grenier soit suggéré. Il ne
s'agit pas ici de faire la réplique exacte du 263, rue
Prinsengracht. Toutefois, on accède à la salle de spectacle par un
couloir étroit et long plongé dans l'obscurité, caché par une
bibliothèque imposante... ainsi, les spectateurs ont a leur tour le
sentiment de vivre eux aussi dans cet espace oppressant et devenir
ces clandestins silencieux. Les spectateurs vivent avec la famille
Frank leur dernière nuit dans une chambre normale, déménagent avec
eux à l’aube dans ces greniers aveugles où les prisonniers
devront chuchoter pendant les heures d’ouverture des bureaux afin
que les employés ne soupçonnent pas leur présence. Ils sont dans
l’annexe avec les Frank et l’autre famille qui va ensuite s’y
réfugier, ainsi qu’un dernier arrivé, un vieil ami dentiste. Huit
personnes dans ce huis-clos, raccrochées au monde par la radio, la
BBC, aidées par des Hollandais qui organisent leur ravitaillement.
Avec, en permanence, la peur. Dans cette mise en scène, le parti
pris a été de donner voix uniquement à Anne Frank qui relate dans
son journal son quotidien et les rapports qu'elle entretient avec les
autres occupants. Ainsi, le public devient à son tour ces ombres
errantes qui cohabitent avec cette jeune fille.
+ Exposition Anne Frank, visible uniquement pour les spectateurs, le jeudi et vendredi 3 décembre
+ Séjour aux Pays-Bas, Annexe d'Anne
Frank
Dans le cadre du cycle#1 Théâtre de
Guerre dédié à Anne Frank, nous proposons un séjour de 2 jours à
Amsterdam au printemps 2016 pour découvrir « la maison d'Anne
Frank ». Projet prioritairement destiné aux spectateurs ayant
assisté à la représentation du spectacle « Le journal d'Anne
Frank » le jeudi 3 ou vendredi 4 décembre 2015 et/ou aux
scolaires.
Tarifs préférentiels selon situation.
Renseignements et inscriptions dès le 7 décembre au 06 80 95 32 11
(Responsable du projet Ludovic Huart), attention, places limitées.
Projet financé avec la réserve parlementaire de Christophe Léonard, Député des Ardennes
Projet financé avec la réserve parlementaire de Christophe Léonard, Député des Ardennes
jeudi 12 novembre 2015
Le(s) Monstre(s) de Frankenstein
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| Hélène Defline |
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